Comment l’hypnose soulage-t-elle la douleur ?

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Les effets cliniques de l’hypnoanalgésie sont désormais reconnus. Cependant, les mécanismes psychiques et cérébraux impliqués dans l’hypnose sont loin d’être totalement élucidés dans la douleur aiguë, et moins encore dans la douleur chronique.

Le but de l’étude, réalisée par Fanny Nusbaum et financée par la Fondation APICIL, a été de caractériser, par imagerie cérébrale, le circuit neuronal impliqué dans l’hypnoanalgésie chez des patients lombalgiques chroniques.

La même suggestion d’analgésie s’est vue répétée en état d’éveil, comparé à l’état d’hypnose.

Les résultats ont montré que la suggestion d’analgésie produit une baisse de la sensation douloureuse, qu’elle soit communiquée en état d’éveil ou en état d’hypnose.

Cependant, l’efficacité de la suggestion lorsqu’elle est administrée en état d’hypnose (64% de diminution de la sensation douloureuse)  est significativement supérieure à celle de l’état d’éveil (28% de diminution de la sensation douloureuse).

En outre, on observe deux réseaux cérébraux distincts en fonction de l’état de conscience : en état d’éveil, la suggestion d’analgésie produit l’activation d’un réseau sensori-moteur (cortex frontal latéral, aires sensorielles SI-SII ; partie postérieure de l’insula ; cervelet) alors qu’en état d’hypnose, la même suggestion correspond à l’activation d’un réseau cognitivo-émotionnel (cortex préfrontal latéral et médian ; hypothalamus ; noyaux caudés et lenticulaires ; accumbens ; partie antérieure de l’insula).

Ces résultats suggèrent que l’efficacité de l’hypnose repose en partie sur la mobilisation des ressources émotionnelles et cognitives, elles-mêmes fortement mises à mal dans la douleur chronique.

Voir le poster présenté au congrès de la SFETD en novembre 2008 à Strasbourg :


Poster à télécharger

Poster SFETD

La presse en parle


LE PROGRES

« L’hypnose peut soulager la douleur. L’expérience clinique l’a prouvé. Mais par quels mécanismes cérébraux y parvient-elle ? C’est à cette question que s’intéresse Fanny Nusbaum dont les travaux sont soutenus par la Fondation APICIL. Cette psychologue clinicienne du laboratoire Santé Individu Société (université de Lyon) a mis en évidence l’importance de la dimension émotionnelle de la douleur, en observant l’activité cérébrale sous hypnose de 14 patients souffrant de lombalgie chronique. (…) ».
Sylvie Montaron

21 mars 2011

LE PROGRES

« L’hypnose peut soulager la douleur. L’expérience clinique l’a prouvé. Mais par quels mécanismes cérébraux y parvient-elle ? C’est à cette question que s’intéresse Fanny Nusbaum dont les travaux sont soutenus par la Fondation APICIL. Cette psychologue clinicienne du laboratoire Santé Individu Société (université de Lyon) a mis en évidence l’importance de la dimension émotionnelle de la douleur, en observant l’activité cérébrale sous hypnose de 14 patients souffrant de lombalgie chronique. (…) ».
Sylvie Montaron

21 mars 2010

Tribune de Lyon

L'hypnose médicale, une nouvelle approche pour lutter contre la douleur
Acteur reconnu d'utilité publique, la Fondation APICIL lutte conte la douleur depuis sa création, en 2004. Son action est nationale, son siège basé à Lyon.Au cours des huit annéesd'études en médecine, seulement22 heures sont consacrées à la douleur De plus, environ 20% de la population française souffrent de douleurs chroniques, explique Nathalie Aulnette, sa dynamique directrice Le rôle de la fondation ? Encourager les méthodes innovantes de manière à faire évoluer les pratiques de lutte conte la douleur, en complément des traitements médicamenteux c’est le cas de l’hypnose médicale qui est basée (…) » E.C.
01 novembre 2012