Algodystrophie : un film pour aider à comprendre, soigner et guérir

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Réalisé à l’initiative de l’équipe pluridisciplinaire ressource douleurs pédiatriques de l’Hôpital des enfants du CHU de Toulouse, avec le financement de la Fondation APICIL contre la douleur, « Algo : haltères & go » est un film original pour mieux comprendre et prendre en charge l’algodystrophie, dite aussi Syndrôme Douloureux Régional Complexe (SDRC).

Vidéo destinée aux patients et aux familles (10’ minutes) :

« Algo : haltères & go » / Algodystrophie ou SDRC des ados et enfants. Version Familles. from Fondation APICIL on Vimeo.

 

Vidéo destinée aux professionnels de santé (12’) :

« Algo : haltères & go » / Algodystrophie ou SDRC des ados et enfants. Version Professionnels. from Fondation APICIL on Vimeo.

 

« L’algo, c’est pas un cadeau ». Mais on en guérit toujours.

Fourmillements, impressions de brûlures, douleurs intenses très localisées, raideurs, peau très sensible à l’effleurement, parfois rougeurs et gonflements… L’algodystrophie ou SDRC se manifeste chez les enfants et adolescents par des douleurs principalement dans les jambes, les poignets, chevilles, les mains, toujours proches d’une articulation. Si ses causes ne sont pas bien connues,  « l’algo » - nom adopté par le film selon un parti pris de familiarité avec la pathologie – intervient souvent après une entorse ou une blessure bénigne suivie d’une immobilisation inadaptée du membre concerné. Les douleurs, d’intensité et de fréquence variables, peuvent durer de quelques jours à beaucoup plus longtemps. Difficile à diagnostiquer, le SDRC est complexe à soigner. Pour les enfants et adolescents atteints de cette pathologie, les répercussions sont souvent très pénalisantes quand l’algodystrophie s’installe dans la durée : troubles du sommeil et de la concentration, anxiété, angoisse, irritabilité, fatigue, absences scolaires, isolement social…

Pour le Dr Agnès Suc, pédiatre et responsable de l’équipe ressource douleurs pédiatriques à l’hôpital des enfants du CHU de Toulouse, « C’est une maladie bénigne dont on guérit toujours. Mais on ne sait pas en combien de temps. Les enfants nous rapportent souvent que ce qu’ils ont le plus de difficulté à vivre, outre la douleur, c’est l’impression de ne pas se sentir entendus, de ressentir aussi une certaine incompréhension devant la normalité des examens complémentaires malgré leur douleur et l'absence de solution-miracle ». Le film insiste sur l’importance de la reconnaissance de la douleur et de la prise en charge, le plus tôt possible, des patients par une action concertée et patiente d’une équipe médicale pluridisciplinaire : spécialistes de la rééducation, kinésithérapeutes, balnéothérapie, exercices du miroir, médecin traitant, rhumatologues, orthopédistes, psychologues …

Qualité artistique et large diffusion en libre accès

Pour faire comprendre les rouages complexes de cette pathologie et donner des clés de prise en charge, le parti pris du film est celui de l’empathie, de l’humour et d’un langage (vocabulaire et formes artistiques) adapté au public.

Une réalisation financée par la Fondation APICIL

Ce projet de l’équipe toulousaine Enfant-Do a pu être réalisé grâce au soutien de la fondation APICIL dans le cadre d’un appel à projets ayant pour objet l’information sur la douleur.

Direction artistique : Paul Monnier, designer sonore (agence  Volume Original, Toulouse), illustrations animées : Little Madi, artiste street art.

 

Communiqué de presse:


20151127_CP_CHU_Toulouse_enfant_do_court_métrage_algodystrophie.pdf