Ecrire pour soulager sa douleur

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La musique et la peinture se développent de plus en plus dans le domaine des soins, notamment grâce à la création des écoles d’art-thérapeutes. Moins développée, l’écriture est pourtant un moyen de prendre du recul sur les expériences éprouvantes, de réfléchir et d’exprimer ses sentiments. La Fondation APICIL a soutenu plusieurs expériences innovantes de groupes d’écriture thérapeutiques.

Elles ont subies une greffe, un cancer ou souffrent de douleurs chroniques, ces personnes sont depuis plusieurs années entourées, encadrées dans la maladie et les soins, mais elles se sentent pourtant isolées face à la douleur et l’incompréhension. A l’initiative des soignants, les groupes d’écriture se réunissent une fois par semaine autour d’un professionnel.

L’écriture, à travers la symbolisation est un moyen de se réapproprier son histoire, en adressant à un autre l’intimité de sa douleur. L’écriture permet de s’exprimer lorsque la parole seule ne suffit pas. Elleremet en circulation les sentiments par l’expression de la colère, de la tristesse, du deuil, du plaisir.

Un objectif : le retour à la vie.

Lors d’une longue maladie, les patients peuvent avoir tendance à se confier complètement aux soignants.

Si cette dépendance peut être considéré comme nécessaire à la phase des soins, le patient doit bien quitter cette enceinte un jour ou l’autre. Ce retour à la « vraie vie » n’est pas anodin et elle ne peut être réussie que si le patient retrouve son autonomie.

Les ateliers d’écriture, lieux d’échange et de confrontation, dirigés par un animateur professionnel, ont pour but de préparer et de faciliter ce retour à la vie normale et permet la prise de conscience d’un enfermement qui pourrait être délétère à la phase de réhabilitation.

L’aide de la Fondation APICIL

Plusieurs techniques de médiation peuvent être utilisées dans le cadre de l’art thérapie. La peinture et la musique constituent les principales demandes auprès de la Fondation APICIL, mais de nouvelles méthodes font leur apparition dans les hôpitaux : écriture, danse, etc. Elles aussi, amènent à s’éloigner de la douleur et de la souffrance au moins l’espace d’un instant pour faire place à la créativité et à la vie.

Les ateliers d’écriture ont lieu au centre médico-social de Saint-Jean de Dieu, pour les gens atteins de cancers, à l’Hôpital de la Croix-Rousse pour les patients greffés et au Centre Hospitalier de Clermont-Ferrand pour les patients atteins de fibromyalgie.

La presse en parle


Le tout Lyon

"Convaincu que la guérison ne s'arrête pas à la sortie de l'hôpital, le docteur Serge Duperret, chef du service de réanimation de l'hôpital de la Croix-Rousse, s'est inquiété du sort de ces patients greffes, perturbés par des sentiments confus et mêles de douleur, d'empathie, de gratitude et de peine non évacuée. Il a alors soutenu Noel Rugliano dans son projet d'association « Carnet de voyage », créée en novembre 2014, qui propose un atelier d'écriture et de parole pour les personnes transplantées.

Il se déroule dans un local prêté par la mairie du cinquième arrondissement de Lyon sous la houlette d'Isabelle Sarcey, biographe et animatrice professionnelle, lors de séances mensuelles de trois heures.(...)"

Agnès Giraud-Passot

19 janvier 2015

Le progrès – 19 janvier 2015

"Un atelier d'écriture pour les patients greffes Depuis novembre 2014, un atelier d'écriture et de parole pour les personnes greffées se réunit une fois par mois dans une annexe de la mairie du 5e à Lyon. Animé par Isabelle Sarcey d'Iscriptura, il a été initié par Noel Rugliano, président de l'association « Carnet de voyage », transplanté en 2011, et le Dr Serge Duperret, chef du service réanimation de l'Hôpital de la Croix-Rousse. Il est soutenu par la Fondation APICIL contre la douleur. L'atelier  'adresse aux personnes qui ont subi une transplantation de tout organe solide, ainsi qu'aux aidants et accompagnants. Chaque séance se déroule sur trois heures. »"

19 janvier 2015