Ensemble contre la douleur : les vertus du groupe !

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Face à la douleur chronique, la prise en charge exclusivement médicamenteuse trouve ses limites et oblige les soignants à proposer de nouvelles approches.Les groupes thérapeutiques pourraient-ils permettre aux patients atteints de douleurs chroniques de retrouver une vie normale ? La Fondation APICIL a mené l’enquête* !

Cinq consultations de la région Rhône-Alpes spécialisées dans la douleur chronique : le CHU de Saint-Etienne, les hôpitaux de Chambéry, d’Annecy, de Vienne et Saint-Joseph Saint-Luc à Lyon ont bénéficié de l’aide de la Fondation pour développer ces thérapies en groupes et ont accepté de jouer le jeu de l’évaluation.

Les groupes accueillent des patients souffrant de lombalgies, de fibromyalgies, de céphalées, et de douleurs chroniques liées à des maladies ou à des séquelles d’interventions chirurgicales.
Ces douleurs persistent depuis des années et s’aggravent avec les répercussions psychologiques, professionnelles, sociales et familiales qu’elles entrainent.

Des équipes pluridisciplinaires informent les patients sur les mécanismes de la douleur, et proposent des techniques psycho-corporelles : auto-hypnose, sophrologie, relaxation, toucher-massage, psychomotricité, photo-langage, etc. La spécificité des groupes est l’échange d’expériences entre les patients encadrés par les soignants. Les groupespermettent de faire connaître de nouvelles méthodes,non médicamenteuses, de se réconcilier avec son corpset de redécouvrir le bien-être en oubliant la douleur.

En conclusion, pour les patients, le groupe est une réponse à un fort sentiment d’isolement et d’incompréhension, un lieu de transmission et de partage qui leur permet de changer leur manière de vivre avec la douleur, de s’ouvrir et de retrouver une activité sociale ou même professionnelle.
Les groupes thérapeutiques sont donc très complémentaires d’une prise en charge classique. Ils permettent d’agir sur la restauration de l’estime de soi, de porter un autre regard sur la douleur et d’apporter de l’espoir.

*Evaluation par enquête sociologique auprès des patients et des soignants des centres, Fondation APICIL, Christine Dourlens (Triangle), Pierre Vidal-Naquet (Cerpe), Véronique Regnier-Denois (ICLN). 11/07/2013.